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le safran

Ajouté le 28/8/2008

  Le safran est la seul épice tirée d’une  fleur :  Crocus sativus, de la famille des Iridacées. La fleur possède trois stigmates (extrémités distales des carpelles de la plante). Les stigmates séchés sont utilisés en cuisine comme assaisonnement ou comme agent colorant. Le safran, est originaire du Moyen-Orient. Il a été cultivé pour la première fois dans les provinces grecques. Le nom même de Crocus vient de Krokos,nom grec de la plante, qui veut dire filament, allusion probable aux longs et fins stigmates. Le  mot  safran  tire son origine du latin safranum,  ancêtre de l'italien zafferano et de l'espagnol azafrán. Safranum vient lui-même du mot arabe afar, ÃóÕúÝóÑ) )signifiant « jaune », via la paronymie avec le mot zaʻfarān ÒóÚúÝóÑóÇä ) ) le nom de l'épice en arabe. Selon d'autres sources, s'appuyant sur la présence de cultures de safran sur le plateau iranien, safranum viendrait du persan Zarparan (ÒсÑÇä  )  zar ÒÑ) )  signifiant « or » et par Ñ)  ) signifiant « plume », ou « stigmate ». Le crocus domestique C. sativus L. est une plante à floraison automnale, inexistante à l'état sauvage. les fleurs du safran ne produisent pas de graines viables, la plante est totalement dépendante de l'homme pour sa reproduction.Les cormes du Crocus sativus sont de petits globules bruns d'environ 4,5 centimètres de diamètre enveloppés dans une natte dense de fibres parallèles. Les cormes, qui ne survivent qu'une saison, doivent être divisés manuellement et cassés, puis replantés. Ils fourniront ainsi jusqu'à dix caïeux, qui produiront de nouvelles plantes. Après une période de repos en été, appelée estivation, cinq à onze fines feuilles vertes verticales, pouvant atteindre jusqu'à quarante centimètres de long, émergent du sol. En automne, des bourgeons pourpres apparaissent. C'est seulement en octobre, après que la plupart des autres plantes à fleurs ont relâchées leurs graines, que Crocus sativus développe ses fleurs colorées, allant d'un léger lilas pastel à un mauve plus foncé et strié. Durant la floraison, le safran mesure un peu moins de trente centimètres de haut . Dans chaque fleur, on trouve un style présentant trois fourches, chacune se terminant par un stigmate cramoisi de vingt-cinq à trente millimètres de long: le safran est uniquement constitué de ces stigmates!

 

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FLEUR DU SAFRAN

Ajouté le 28/8/2008




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Le safran dans le monde

Ajouté le 29/8/2008

La culture du safran, tout comme à ses débuts, reste principalement cantonnée sur une large bande d'Eurasie, allant de la mer Méditerranée jusqu'au Cachemire, dans le sud-ouest, et en Chine, dans le nord-est. Ainsi, les principaux producteurs de safran durant l'antiquité (Iran, Espagne, Inde et Grèce) continuent toujours à dominer le marché mondial. Ces dernières années, la culture du safran a aussi gagné la Nouvelle-Zélande, l'Australie ou encore la Californie.

 

La plus grande part de la production mondiale, qui s'élève à environ 300 tonnes par an (chiffre incluant le safran sous forme de poudres et de stigmates), provient d'une large ceinture s'étendant de la mer Méditerranée jusqu'au Cachemire occidental, à l'est. Tous les continents hors de cette zone, hormis l'Antarctique, en produisent un peu. L'Iran, l'Espagne, l'Inde, la Grèce, l'Azerbaïdjan, le Maroc et l'Italie dominent dans cet ordre le marché mondial, l'Iran et l'Espagne totalisant près de 80 % de la production totale. Selon une source, l'Iran totaliserait même près de 96 % de la production mondiale. En dépit de nombreux efforts de pays comme l'Autriche, l'Angleterre, l'Allemagne ou la Suisse, seules quelques régions continuent l'exploitation du safran en Europe du nord et centrale. Parmi ces derniers, le petit village suisse de Mund, dans le canton du Valais, produit de 2 à 4 kilogrammes par an. On trouve également quelques petites exploitations en Tasmanie, Chine, Égypte, France, Israël, Mexique, Nouvelle-Zélande ou en Turquie, en particulier dans la région de Safranbolu, une ville qui tire son nom de l'épice, mais aussi en Californie et en Afrique centrale.

 

Le prix élevé du safran s'explique par la difficulté d'extraction, qui s'effectue manuellement, d'un grand nombre de petits stigmates, seules parties de la fleur à posséder les propriétés aromatiques désirées. De plus, un très grand nombre de fleurs doivent être traités pour obtenir au final une quantité commerciale de safran. Une livre de safran sec (0,45 kg) exige la récolte de près de 50 000 fleurs, soit une surface de culture équivalente à celle d'un terrain de football. Selon une autre estimation, près de 75 000 fleurs sont nécessaires pour produire une livre de safran. Ceci dépend de la taille moyenne des stigmates de chaque cultivar cultivé. Les fleurs elles-mêmes et leur courte période de floraison constituent également un problème. Les 150 000 fleurs nécessaires pour obtenir 1 kg de safran sec nécessitent près de 40 heures de travail intense. Au Cachemire, par exemple, les milliers de cultivateurs doivent travailler sans relâche jour et nuit pendant une à deux semaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Petite histoire.

Ajouté le 29/8/2008

L'histoire du safran dans la culture et les coutumes humaines date de plus de 3000 ans ; il est présent dans de nombreuses cultures, continents et civilisations. Avec son goût amer, son parfum de foin, et ses notes légèrement métalliques, le safran a été utilisé comme assaisonnement, parfum, teinture et médicament. Il est originaire du Moyen-Orient, mais fut d'abord cultivé en Grèce.

 

Le précurseur sauvage présumé du safran domestique (Crocus sativus) est Crocus cartwrightianus. Les cultivateurs élevèrent des spécimens en sélectionnant des plantes possédant des stigmates anormalement longs. Ainsi, dans la Crète de l'âge de bronze tardif, un mutant provenant de C. cartwrightianus, C. sativus, émergea. Il n’est toutefois pas formellement établi si d’autres espèces, notamment Crocus thomasii et Crocus pallasii, ont participé à des hybridations qui ont finalement abouti au Crocus sativus.

 

Le safran fut tout d'abord répertorié dans une référence botanique assyrienne du VIIe siècle av. J.-C., rédigée sous Assurbanipal. Depuis lors, la documentation sur l'utilisation du safran (s'étendant sur près de 4000 ans) dans le traitement de quelques 90 maladies a été découvert. Il s'est lentement propagé à travers l'Eurasie, atteignant plus tard l'Afrique du Nord, l'Amérique du Nord et l'Océanie.

 

L'usage du safran remonte à la plus haute antiquité. Des auteurs, tels qu'Homère, Pline, Virgile, Quinte-Curce, en font mention.

 

La légende  raconte qu'Alexandre le Grand, arrivé au cachemire, avait installé son campement dans une plaine pauvre. Le lendemain, il retrouva son armée au milieu d'un océan de fleurs mauves, apparues subitement, qui allait jusqu'à envahir sa tente, et se loger sous les sabots de ses chevaux.
Appeuré par un sortilège quelconque, il fit demi-tour sans combattre.

 

Les Egyptiens, puis les Hébreux l'employèrent non seulement pour aromatiser ou colorer les aliments, mais encore dans les fêtes et surtout dans les cérémonies religieuses. , on brûlait du Safran pour purifier les sanctuaires et attirer les bons esprits. Les bandelettes des momies étaient teintes au Safran.  La première véritable eau de toilette, le Kyphi, était composée de résine de térébinthe, de joncs odorants, de souchet, de Safran, de cannelle, de raisins secs, de vin, de myrrhe et de miel.

Des toges de l'Egypte antique aux tuniques du Dalaï Lama, c'est d'un jaune solaire que le safran teint les plus belles soieries.  il est rapporté à Rome, sous Héliogabale, la magnifique couleur jaune d'or des tissus teints ou safran était fort en vogue. Mais ce n'était pas la seule propriété qu'utilisaient les Romains, ils le brûlaient à la manière de l'encens dans les cérémonies religieuses et jonchaient de fleurs de safran le sol des salles de festin et des théâtres. Les Gaulois concotaient une bouillie composée de céréales, de miel et de safran : ils y trouvaient force et vitalité.
Au Moyen Age, les moines enluminaient au Safran. C'est avec cette encre d'or, que l'on éclairait l'auréole des Saints. Le Safran
était très utilisé par les apothicaires qui le vendaient à prix d’or.

 

Le safran fait son apparition dans différents pays : Espagne, Suisse, Angleterre et en France.  Du XVème au XVIIème siècle, le Safran classé parmi les productions importantes, obligeait les plus hautes autorités à intervenir pour légiférer la culture, le commerce et l'imposition. En 1698 un édit de Louis XIV reconnaît officiellement cette culture. Les fraudeurs étaient brûlés vifs avec leur Safran frelaté …
Différents noms étaient attribués aux parcelles de culture du Safran :
safranière, safranier, safranié ou saffranerio en occitan.

Cette culture a commencé à décliner au XVIIIe siècle vers un arrêt brutal de la production agricole au moment de la révolution.

 

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